Le procès Publifin s’est enfin ouvert ce matin. Catherine Maas et Jean-Marie Gillon, qui siégeaient au CA de Publifin au moment des faits mais pas au sein des Comités de secteur en cause, ont indiqué au Parquet qu’ils refusaient volontairement la transaction proposée à tous les mandataires – d’un montant symbolique qui leur aurait évité le procès – afin que le débat judiciaire puisse avoir lieu publiquement sur le système Publifin et ne soit pas étouffé.

Maître Brulard, l’un de leurs avocats :

« Contrairement aux autres personnes citées, nos clients n’ont pas siégé au sein des Comités de secteur en cause. Ils n’ont perçu aucune rémunération liée à ces Comités ou à de quelconques activités inexistantes. L’information de l’existence de telles rémunérations ne leur est en outre pas parvenue. Aucun élément de l’enquête ne permet même de considérer que c’est en connaissance de cause et selon un processus transparent que Madame Catherine Maas et Monsieur Jean-Marie Gillon, membres du CA, auraient voté une décision contraire à la loi, puisque ce système a fait l’objet d’une entreprise de dissimulation.

Au contraire, nos clients n’ont eu de cesse de dénoncer les errements dont ils avaient connaissance dans la gouvernance de Publifin, notamment par un courrier adressé en décembre 2013 par le conseil d’Ecolo au Président du CA, Monsieur André Gilles, pour protester contre la rétention d’informations sur les filiales de Publifin, de l’absence de communication des documents et PV des CA, des pressions dont nos clients ont fait l’objet lorsqu’ils exerçaient leur mandat en voulant contrôler les décisions prises.

Au-delà de pouvoir défendre leur honneur et leur totale probité, nos clients souhaitent que la Justice, et par elle la population, puisse faire toute la lumière sur ce mode de gouvernance et ce système de dissimulation et d’enrichissement personnel. Ils regrettent par ailleurs que les transactions proposées par le Parquet prive ce débat de la parole des responsables des Fédérations liégeoises du PS, du cdH et du MR, et espèrent que le procès permette d’établir toute la clarté sur ces responsabilités. »