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Le manque de volontarisme de la Belgique confirmé et souligné à la Cop24

Le manque de volontarisme de la Belgique confirmé et souligné à la Cop24

La CopP 24 vient de s’achever à Katowice, en Pologne. Son objectif était notamment de déterminer la façon de mettre en œuvre l’Accord de Paris de 2015, via des chiffres, des actions et des perspectives.

Si les procédures se mettent progressivement en place pour concrétiser l’accord de Paris, qui entre en vigueur en 2020, le peu d’engagement de beaucoup de pays en faveur d’actions fortes est extrêmement décevant. Alors que l’urgence climatique est là, que la mobilisation citoyenne va grandissante, le décalage est total.

stickertrump_planetgreatagain.jpgLa Belgique en particulier s’est une nouvelle fois illustrée par son manque de volontarisme et d’ambition commune. Ecolo regrette que l’historique marche pour le climat du 2 décembre, qui avait rassemblé 75.000 personnes à Bruxelles, le dernier rapport déterminant du GIEC, les engagements clairs de plusieurs pays voisins en faveur d’un rehaussement des objectifs climatiques n’aient pas suffi pour convaincre tous les gouvernements belges (le fédéral et les 3 régions) qu’il fallait parler d’une seule voix forte à Katowice.

« Nos ambassadeurs à cette COP, Evelyne Huytebroeck et Philippe Henry, reviennent de cet événement à la fois déçus et mobilisés. Nous partageons ce sentiment mitigé. D’une part, nous regrettons bien sûr que l’appel des ces milliers de citoyens ne soit toujours pas entendus. Mais d’autre part, les écologistes sont plus mobilisés que jamais, car le réchauffement climatique et ses conséquences sont déjà des réalités. C’est la raison pour laquelle nous continuerons également, notamment de rappeler l’existence et l’importance des diverses résolutions adoptées au niveau des parlements, qui permettraient aux gouvernements d’avancer », commentent Zakia Khattabi et Jean-Marc Nollet, coprésidents d’Ecolo.

Pour Ecolo, deux défis fondamentaux peuvent être relevés rapidement et constitueraient un premier pas dans la bonne direction : la transition de notre mobilité et l’isolation de nos bâtiments.

« Développer une mobilité moderne, flexible, avec des transports en commun performants, est un élément central. Tout le monde y gagnerait : notre qualité de l’air, notre compétitivité, notre qualité de vie. Au-delà de notre quotidien immédiat, une mobilité moderne réduira les émissions des gaz à effet de serre et oeuvrera à limiter le réchauffement climatique », ajoutent les coprésidents d’Ecolo. « La logique est identique en ce qui concerne l’isolation de nos bâtiments, tant privés que publics. Favoriser et soutenir l’isolation permettra à la fois de diminuer la facture énergétique des citoyens, et de limiter le réchauffement climatique. Ces derniers mois, tous les partis politiques, y compris ceux qui sont dans les majorités gouvernementales, communiquent beaucoup sur le climat et ses défis. Or, lorsqu’il s’agit de prendre des actions concrètes et volontaristes, on constate qu’il n’y a plus grand-chose qui bouge. Tout au plus, il y a des mesurettes cosmétiques. Et c’est cela que dénonçaient notamment les 75.000 personnes qui ont marché le 2 décembre. Et c’est cette spirale que nous voulons casser, pour la faire tourner, enfin, dans l’autre sens », concluent Zakia Khattabi et Jean-Marc Nollet.