Ce mercredi 9 décembre, la majorité PS – cdH a adopté une proposition de décret « relative à l’évaluation des activités d’apprentissages », afin que dans tous les établissements de l’enseignement supérieur, les étudiants soient dispensés de repasser en deuxième session des examens (activités d’apprentissages) déjà réussis.

Ce mercredi 9 décembre, la majorité PS – cdH a adopté une proposition de décret « relative à l’évaluation des activités d’apprentissages », afin que dans tous les établissements de l’enseignement supérieur, les étudiants soient dispensés de repasser en deuxième session des examens (activités d’apprentissages) déjà réussis.

Une conclusion qui paraît évidente, mais qui ne l’était pas dans le précédent dispositif du décret « paysage ». Ce qui a créé une insécurité juridique et des situations parfois dramatiques sur le terrain. En effet, lors des secondes sessions en août 2015, des étudiants de plusieurs Hautes Écoles ont vu leurs sessions d’examen alourdies de plusieurs activités d’apprentissage pourtant déjà réussies. Ils avaient donc passé – et réussi – plusieurs examens pour rien et ont vu leurs épreuves de seconde session artificiellement alourdies.

Pourtant, ces difficultés auraient pu être évitées ! En effet, dès juin 2015, les écologistes avaient averti la majorité, à l’instar des organisations étudiantes, et déposé des propositions visant à modifier le décret. Pour le député Philippe Henry, « Il est regrettable qu’il ait fallu attendre que les problèmes se posent et que des étudiants soient lésés pour que le dispositif soit enfin modifié. »

Le dispositif sera donc corrigé, mais seulement à moitié. En effet, la majorité a refusé que la dispense s’applique également d’une année à l’autre. Pour le député Stéphane Hazée, « ce choix va à l’encontre de la nécessaire transparence et de la prévisibilité à l’égard des étudiants et maintient en outre une inégalité entre étudiants et entre établissements». Ecolo a pourtant déposé un amendement de compromis, visant à rencontrer ces impératifs , mais il a été rejeté ce jour par la majorité. « Un refus qui n’a aucun sens » pour Stéphane Hazée, qui poursuit : « la majorité rate à nouveau l’occasion d’éviter des problèmes à l’avenir ». Depuis le début de la législature, l’application du décret paysage pose de nombreuses difficultés. Il est temps de redresser le cap », conclut Philippe Henry.