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Le 2 août, nous aurons consommé plus que ce que la terre produit…

Le 2 août, nous aurons consommé plus que ce que la terre produit…

Selon le Global Footprint Network, ce mercredi 2 août 2017, l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. Cette date marque donc l’Earth overshoot day – le Jour du dépassement de la Terre. Cela signifie qu’en huit mois, nous aurons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne pouvaient absorber en un an, nous aurons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre ne pouvait produire ou régénérer sur cette même période. A partir de ce mercredi, nous vivrons donc à crédit sur les générations futures.

Calculé depuis 1986, l’Earth overshoot day continue d’avancer : en 2000, il tombait le 1er octobre, en 2008, le 23 septembre, en 2015, le 13 août. Chaque année la situation s’aggrave mais nous continuons à épuiser les ressources de la planète sans égard pour les équilibres qui conditionnent notre survie collective.

Pour subvenir à ses besoins, l’humanité a aujourd’hui besoin de l’équivalent de 1,7 planète.


Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, baisse de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, chute de la biodiversité et divers pics de matières… Or, vivre à crédit ne peut être que provisoire. Pour subvenir à ses besoins, l’humanité a aujourd’hui besoin de l’équivalent de 1,7 planète. Un chiffre qui cache mal les très grandes inégalités entre personnes et pays. Si les terriens vivaient tous comme les Belges, c’est de 4 planètes dont nous aurions besoin.

30% d’émissions de carbone en moins d’ici 2050 ?

Principal facteur de dépassement, les émissions de carbone représentent désormais 60% de notre empreinte écologique globale. Pour tenir les objectifs fixés par l’Accord de Paris adopté en décembre 2015 par 195 pays, notre empreinte carbone doit progressivement décroître jusqu’à atteindre un niveau d’émissions proche de zéro d’ici 2050. Si nous réduisons nos émissions de CO2 de 30 % par rapport à leur niveau actuel, le jour du dépassement sera reculé au 16 septembre d’ici 2030.

Certains pays ont amorcé leur transition énergétique. Le Costa Rica produit presque la totalité de son électricité grâce à des énergies renouvelables. Le Portugal, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont enregistré cette année une capacité record en la matière. Et chez nous ? Entre aveuglement et déni, le Gouvernement fédéral s’obstine dramatiquement à ignorer la question écologique et à repousser tous les efforts nécessaires. Le nouvel accord de majorité wallon, lui, s’annonce volontariste pour relever le défi climatique mais ne traduit pas concrètement cette volonté affichée en mesures structurelles fortes. Quant aux questions de biodiversité, de transition de notre système agro-alimentaire ou de développement d’une économie circulaire sobre en ressources, aucune nouvelle ambition à l’horizon.

Qu’attendons-nous ?