Justice et Sécurité

  • Proposition 1

    Renforcer l’accessibilité à la justice en revoyant fondamentalement le système d’aide juridique et favoriser l’accessibilité en terme de mobilité vers les maisons de justice, les tribunaux et les prisons.

  • Proposition 2

    Renforcer les moyens humains, financiers, d’infrastructures et d’informatique pour une justice plus rapide et plus efficace, notamment en matière de lutte contre la criminalité financière.

  • Proposition 3

    Combattre les incivilités par une prise en charge rapide et tournée vers les services à la collectivité.

  • Proposition 4

    Renforcer l’aide aux victimes, notamment de violences ou de harcèlement moral ou sexuel dès leur prise en charge par la police.

  • Proposition 5

    Renforcer la police locale de proximité pour assurer une meilleure politique de prévention.

  • Proposition 6

    Continuer à investir dans la police par des formations adéquates et prévoir les moyens suffisants pour assurer le travail de terrain.

  • Proposition 7

    Relancer le débat d’une école de la magistrature.

  • Proposition 8

    Mieux préparer et accompagner la sortie de prison pour éviter la récidive.

  • Proposition 9

    Améliorer le statut des agents pénitentiaires à travers leur formation et leurs conditions de travail.

  • Proposition 10

    Développer des véritables alternatives à la prison pour lutter drastiquement contre la surpopulation.

  • Proposition 11

    Élargir la variété des peines pour leur donner plus de sens et assurer leur bonne exécution.

Agents de quartier, acteurs de la première ligne

Agent de quartier ? C’est tisser une relation de confiance avec la population
Les attentats ignobles qui ont frappé l’Europe et la Belgique ces dernières années ont mis à jour une série de dysfonctionnements – notamment de coordination entre services d’intervention – et la nécessité de renforcer l’effectif policier, sur le terrain. Mais les tâches de la police sont sans cesse plus nombreuses, et on peine à renforcer les effectifs. Et pourtant, la sécurité de tou·te·s, elle se construit à la racine.

Un type flashé, un souci d’immatriculation, un contrôle technique qui n’est pas en ordre, un dépôt clandestin, des problèmes entre propriétaire et locataire, des questions de salubrité, des personnes en séjour illégal…… c’est le lot quotidien de Stéphanie, agent de quartier dans une grande ville wallonne, qui nous parle de son travail : « Dans le quartier populaire où je travaille, on nous demande d’intervenir sur des cas très variés. Et pas seulement des trucs de policiers, non : on est plutôt une sorte de service public ambulant. Un annuaire de tous les autres services publics auxquels les gens peuvent ou doivent s’adresser quand ils sont confrontés à un problème. Un dépôt clandestin ? Ce n’est pas la police qui va gérer. Mais on oriente les gens : vers l’administration communale, vers la justice… On est à l’écoute. »

Les agents de quartier jouent un rôle essentiel dans des situations parfois très graves. En première ligne, ils sont les témoins affinés de la vie quotidienne. « Quand on connaît la population, on voit parfois des personnes qui changent totalement de look ou d’habitudes en peu de temps. Alors on s’interroge : radicalisme ? Changement de vie ? Violence conjugale ? Ce sont des signes qui peuvent nous dire des choses : nous y sommes attentifs. »

Un agent de quartier, c’est une présence connue, bienveillante et rassurante pour bon nombre d’habitants, dans les petites et plus grandes difficultés de la vie. Une tâche essentielle que l’on aurait tort de minimiser. « Si on ne fait pas ce double travail d’écoute et de prévention, les choses s’aggravent et, avec le temps, ça peut devenir des catastrophes. C’est ça notre travail quotidien finalement : désamorcer des petites choses pour éviter qu’elles grandissent. »

Il manque plus de 3500 effectifs dans la police, principalement dans les grandes villes

La question du recrutement différencié et de la formation des agents est très importante. Un agent de quartier ne fait pas le même métier qu’un agent qui assure le maintien de l’ordre ou qu’un patrouilleur de nuit. Les recrutements ne doivent donc pas se faire sur les mêmes critères, les mêmes compétences et les mêmes profils psychologiques.

Découvrir également… Justice sociale, pauvreté et précarité