« Le coût des perturbateurs endocriniens s’élève à 157 milliards d’euros »

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Un cancer sur deux serait dû aux perturbateurs endocriniens…

Il est difficile de déterminer avec précision la part dévolue aux perturbateurs endocriniens dans la prévalence des cancers. Les expositions précoces aux stades fœtaux et dans la petite enfance sont celles qui ont le plus d’impact. Néanmoins il ne faut pas perdre de vue que les expositions environnementales sont susceptibles d’entraîner d’autres maladies d’apparition plus précoces : trouble de la fertilité, trouble de l’attention, obésité, diabète, … Dans cette réflexion, le cancer n’est que l’expression ultime d’une éventuelle exposition environnementale.

Les perturbateurs endocriniens sont présents dans de nombreux objets de la vie quotidienne. Comment s’en protéger ?

Il est possible et indispensable de minimiser les expositions des cibles favorites des perturbateurs endocriniens, à savoir la femme enceinte et le fœtus. Une hygiène chimique tant au niveau alimentaire qu’au niveau cosmétique doit être conseillée. De même, une réflexion sur l’aménagement de la chambre de l’enfant minimisera les sources aériennes. A ce titre, de nouvelles idées peuvent être proposées : visites de dépistage et de conseil à domicile faites par des infirmières formées aux expositions environnementales, sensibilisation des médecins aux conseils à prodiguer,…

Quand on parle des perturbateurs endocriniens, l’alimentation est particulièrement visée. Est-il possible de manger sainement tout en restant dans des budgets raisonnables?

L’ « Endocrine Society », dans une publication, récente a estimé le coût dû aux perturbateurs endocriniens à 157 milliards d’euros par an. Ne faut-il pas dès lors allouer ces ressources afin de favoriser l’accessibilité de produits moins chargés en perturbateurs endocriniens (ndlr : l’alimentation bio) et dégager des économies collectives ?

 

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