Actualités

Actualité

Indisponibilité imprévue de nos centrales nucléaires : un record du monde affligeant pour la Belgique!

4 janvier 2018
Indisponibilité imprévue de nos centrales nucléaires : un record du monde affligeant pour la Belgique!
Nos centrales nucléaires se portent mal, très mal. Outre le problème des fissures présentes sur les réacteurs de Tihange 2 et Doel 3 ; au-delà de l’incapacité de nos vielles centrales de Doel 1 et 2 à répondre aux normes sismiques ; après le soulèvement d’une dalle de sol à Tihange 1 et le sabotage du réacteur de Doel 4, c’est maintenant le manque criant d’entretien du bunker de Doel 3 qui est mis en exergue.

Ce bunker abrite des systèmes de secours tels que les pompes de secours et les générateurs diesel. La dégradation du béton détectée remet en cause la garantie de fonctionnement de ces systèmes de secours, entraînant une sérieuse augmentation du risque face à un accident externe. Or, le fonctionnement de ces systèmes doit être garanti en tous temps.

Jean-Marc Nollet a déjà interrogé au parlement le ministre Jambon à deux reprises sur ce problème , les 25 octobre et 29 novembre derniers. Pour le chef de groupe Ecolo-Groen, « les réponses du ministre n’ont rien de rassurant car elles démontrent qu’Electrabel n’avait pas conscience de la situation et de sa gravité ».

C’est l’exposition continue du béton à la vapeur chaude qui a provoqué cette dégradation. Cette exposition est d’autant plus grande que le nombre d’arrêts du réacteur est important. Un béton plus résistant sera désormais appliqué. « Il n’est d’ailleurs pas exclu qu’un problème similaire se révèle sur les autres réacteurs, mais les bâtiments concernés étant inaccessibles en fonctionnement (à cause des risques thermiques importants pour le personnel), nous ne le saurons définitivement que lors des prochains arrêts », précise le député vert.

Quoiqu’il en soit, pour Jean-Marc Nollet « ce nouveau problème pose sérieusement la question de la fiabilité de nos centrales. Nous détenons le triste record du monde de l’indisponibilité imprévue de nos centrales nucléaires. Alors que la moyenne mondiale se situe sous les 4 %, la Belgique caracole largement en tête avec plus de 25 %, loin devant l’Iran (13,5%) et la Tchéquie (8,8%)1. La responsabilité d’Electrabel est écrasante et sa négligence n’a d’égal que son obstination à prolonger une technologie aussi inutile que dangereuse ».

Et le député de conclure : «Pour une énergie qui se veut « stable », l’indisponibilité globale de nos 7 réacteurs dépasse l’entendement.  Au moment où certains tergiversent encore au sien de la majorité, le signal envoyé par nos centrales vieillissantes est on ne peut plus clair : prolonger le nucléaire c’est prolonger l’incertitude et prendre le risque d’incidents et de black-out ingérables. La Belgique doit sortir du nucléaire au plus vite. Différentes études récentes ont montré que c’était parfaitement possible. N’attendons plus pour nous tourner vers l’avenir et la sécurité ».