Ce matin, la Ministre de l’Éducation, Marie-Martine Schyns, dévoilait des propositions de grilles horaires destinées à renforcer le tronc commun. Le débat qui agite depuis quelques semaines le monde enseignant et l’opinion publique autour de la mise en place de ce tronc commun démontre que la Ministre n’a pas pris le temps de concerter et de créer le consensus autour de sa réforme. Pour les écologistes, il est pourtant évident qu’on ne réformera pas l’école sans les enseignants ni les parents.

Ce manque de concertation aboutit aujourd’hui à des propositions de la Ministre qui ne sont que des recommandations. Au final, il reviendra aux établissements de choisir le scenario de grilles horaires qu’ils mettront en place. Certes, l’autonomie des établissements est importante pour redonner plus de souffle aux acteurs de l’école et ils en ont besoin. Mais ils ont aussi besoin de soutien et d’un horizon clair, ce que la Ministre s’avère incapable de le leur donner après quatre années de législature.

Ecolo regrette que le débat autour de la réforme de l’enseignement se fige autour de la répartition de certains cours spécifiques en secondaire. Le tronc commun n’a de sens que s’il est bien pensé dès la maternelle. Si les plus petits ne reçoivent pas une formation où les compétences manuelles, artistiques et techniques sont stimulées au même titre que des compétences plus traditionnelles, et que les effets de cette réforme ne se font pas ressentir sur leur motivation et leur niveau, ce n’est pas la question de la présence ou non du latin dans leur cursus que l’on se posera, mais bien celle de la pertinence du Pacte dans son ensemble.

« Nous plaidons depuis toujours pour qu’ on se concentre en priorité sur les premières années de la scolarité. Hélas, le grand barnum mené depuis plusieurs semaines à propos des grilles-horaires ne débouche finalement sur quasi-rien. D’autant qu’on ne sait toujours pas de quoi la future formation des institutrices et instituteurs sera faite », fustige Barbara Trachte, cheffe de groupe au Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles.

Ecolo ne cache pas sa déception : « nos enseignants, nos enfants méritent une école qui donne espoir. On en est loin ! », conclut Barbara Trachte.

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