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Grève générale : une autre politique sociale est possible et urgente

Grève générale : une autre politique sociale est possible et urgente
En ce jour de grève nationale, Ecolo s’associe à toutes celles et ceux qui dénoncent les reculs sociaux qui auront marqué cette législature et qui frappent durement les plus fragiles.
  

« L’intensité de la mobilisation des travailleurs, et plus globalement des citoyens, n’est pas étonnante. La Belgique arrive petit à petit à la fin d’une législature fédérale marquée par des reculs très nets en matière de droits sociaux, de statut des travailleurs, de solidarité avec les plus fragiles et de soutien aux services publics. Après avoir dû subir un saut d’index, les travailleurs sont aujourd’hui confrontés à une loi sur la norme salariale qui les enferme dans un carcan et empêche leur salaire d’évoluer. La grève du jour est le résultat d’une politique d’austérité qui met en péril la paix sociale et donc le bon fonctionnement de notre économie », déclarent les Coprésidents d’ECOLO.

Qu’il s’agisse de sa politique climatique, de sa politique d’asile, de sa politique budgétaire ou de sa politique en matière de solidarité, le Gouvernement fédéral parvient aujourd’hui à rassembler des opposants de tout type et en grand nombre autour de l’envie d’une autre politique que celle sans issue menée une décennie. Ce n’est cependant pas une fatalité. Les écologistes du Nord et du Sud du pays portent une alternative à cette politique qui mène dans le mur.

« La première des priorités en matière sociale sera de réviser la Loi de 1996, pour redonner une capacité de négociation salariale aux travailleurs, à la hauteur des gains de productivité des entreprises ou des dividendes versés par certaines à leur actionnaire. Nous voulons mettre également à l’agenda la question des gains en matière d’efficience énergétique que peuvent réaliser les plus grandes entreprises et innover pour des politiques sociales plus justes. Financer de façon complémentaire et alternative la sécurité sociale, augmenter le salaire minimum, mieux partager le temps de travail disponible, faciliter la transition entre travailleurs en début et fin de carrière, améliorer la qualité de l’emploi et lutter contre le burn out, relever les pensions et les allocations les plus basses, ce sont autant de changements que nous portons pour une société plus juste et plus solidaire, après une législature qui aura surtout semé la désespérance et le chaos. Et c’est possible ! », concluent les Coprésidents d’ECOLO.