Le député fédéral Benoit Hellings a demandé à Jan Jambon si des quotas quotidiens d’arrestations existaient concernant les migrants du Parc Maximilien et dans Bruxelles plus globalement. Les démentis du Ministre ne convainquent pas.

Le député fédéral Benoit Hellings a demandé, le 18 octobre dernier, à Jan Jambon si des quotas quotidiens d’arrestations existaient concernant les migrants du Parc Maximilien et dans Bruxelles plus globalement. Les démentis du Ministre ne convainquent pas. La Libre Belgique notamment a publié ce week-end des extraits de courriers internes qui font état d’objectifs chiffrés et d’une volonté d’arrêter un nombre préalablement fixé de migrants. Interrogé par l’agence Belga, un policier fédéral qui a participé à ces opérations explique que l’Office des étrangers précise chaque matin à ces diverses administrations le nombre de places disponibles dans les centres fermés et dans les avions servant au rapatriement forcé. Il ajoute : « si on a dix places pour le Soudan, on concentre nos efforts sur les Soudanais et on ferme les yeux sur les dix Roumains se trouvant à côté, pour lesquels il n’y a pas de places. »

Alors que le Secrétaire d’État en charge de l’Asile et de la Migration Theo Francken avait annoncé vouloir ‘nettoyer’ le parc Maximilien de Bruxelles des centaines de migrants qui y logent de façon précaire et inhumaine, le caractère planifié et collectif de ces rafles avec la mise en place de quotas de migrants à arrêter est indigne d’un Etat de droit.

Afin de faire toute la lumière sur cette situation intolérable, une nouvelle question parlementaire a été introduite auprès du Ministre Jambon. Nous suivrons ce dossier avec une extrême attention.

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