Ce lundi 27 novembre, une majorité de pays européens a soutenu le renouvellement pour 5 ans de l’autorisation de commercialisation du glyphosate, sans restriction d’usage, ni organisation d’un plan de sortie favorisant la transition vers des pratiques agricoles plus écologiques.

L’extraordinaire mobilisation citoyenne est parvenue à limiter la casse puisque les lobbies et Monsanto voulaient une prolongation de 15 ans. Mais 5 ans, c’est encore 5 ans de trop pour cet herbicide cancérogène, nuisible à la biodiversité et intimement lié à la propagation des OGM dans l’agriculture.

La Belgique a les moyens d’agir là où l’Europe a failli.

Avec Ecolo, nous demandons au Ministre fédéral de l’Agriculture Denis Ducarme (MR) de prendre, dès aujourd’hui, les initiatives nécessaires pour interdire la commercialisation du glyphosate en Belgique. Nous lui demandons également de se coordonner avec les régions et le monde agricole pour un plan de transition vers une agriculture libérée des pesticides, respectueuse de notre santé et de notre environnement.

Une majorité des Etats Membres a donc finalement soutenu le renouvellement du glyhosate pour 5 ans, sans restriction supplémentaire, sans garantir le phasing out au bout de ces 5 ans et sans organiser la transition vers d’autres pratiques agricoles! Ecolo déplore que la préoccupation de la santé n’ait pas pris le pas sur les intérêts de Monsanto et que la mobilisation citoyenne n’ait pas été suffisamment entendue.

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(C) Reporters

Ecolo a forcé le débat au parlement belge et le gouvernement fédéral a finalement opté pour une position ambitieuse de phasing out au bout de 5 ans. Néanmoins, il eût été possible pour la Belgique d’aller plus loin et de prendre le leadership auprès des autres États Membres pour introduire des restrictions, des mécanismes de transition et un phasing out, car le risque d’un simple renouvellement de 5 ans était grand.

Ceci doit tous nous conforter dans la nécessité de poursuivre le combat contre ces géants de la chimie et de la pétrochimie, dont le seul objectif est le profit à court terme. D’autres dossiers sont actuellement en discussion au niveau européen comme les néonicotinoides et les perturbateurs endocriniens. La Belgique doit non seulement s’opposer à leur maintien sur le marché, mais elle doit également porter la transition et entraîner les autres États dans cette voie.

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