Le réacteur de la centrale nucléaire de Doel 1 est une nouvelle fois à l’arrêt depuis cette semaine. Electrabel évoquait une ‘maintenance au niveau du circuit de refroidissement’ lors de sa mise à l’arrêt. Il s’avère aujourd’hui qu’une fuite a été détectée dans la section nucléaire. Pour Ecolo, ce nouvel incident est le signal que ce réacteur a atteint ses limites.

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« La centrale de Doel est périmée depuis 2015. Ses nombreux arrêts posaient jusque là essentiellement des questions quant à la pertinence économique de la prolongation. Aujourd’hui, cette vétusté devient carrément dangereuse. Il est urgent de fermer définitivement ces centrales périmées et de nous tourner vers les énergies durables, fiables et qui ne mettent pas la santé des citoyens en danger », commente Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre.
Ecolo s’oppose depuis le début à la décision du Gouvernement Michel de prolonger le nucléaire. Pour les écologistes, la sortie du nucléaire est indispensable pour réussir une transition énergétique juste, c’est-à-dire à moindre coût pour les citoyens et les entreprises (optimum économique), en minimisant l’impact environnemental (optimum écologique), tout en maximisant le retour « emplois » et en veillant à ne laisser personne sur le bord, dans la précarité énergétique (optimum social).

«Pour une énergie qui se veut ‘stable’, l’indisponibilité globale de nos 7 réacteurs dépasse l’entendement. Et la menace qui pèse sur la population est réelle, avec ou sans pilule d’iode chez soi. Ce nouveau signal envoyé par Doel 1 doit être le déclencheur d’un mouvement vers la sortie rapide et réelle du nucléaire. N’attendons pas que les fuites en zone nucléaire s’intensifient ou se multiplient. N’attendons pas qu’elles touchent d’autres réacteurs périmés. N’attendons pas les incidents et le black-out. Tournons-nous résolument vers les énergies du futur, durables et sans risque pour la santé. Différentes études récentes ont montré que c’était parfaitement possible. N’attendons plus pour nous tourner vers l’avenir et la sécurité », conclut Jean-Marc Nollet.

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