9 ans que Jean-Claude Marcourt (PS) a la charge de l’enseignement supérieur et planche à ce titre sur la réforme de la formation initiale des enseignants. Si un texte a enfin fait l’objet d’un accord au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, il vient de se faire torpiller par le Conseil d’État. Ce dernier pointe que le projet de décret est non seulement mal écrit et juridiquement fragile, mais qu’il est également anticonstitutionnel. Bref, beaucoup de temps perdu, mais surtout une catastrophe pour l’indispensable réforme de l’école et pour l’essentiel métier d’enseignant !

Ecolo plaide depuis plusieurs législatures pour une réforme en profondeur des études qui mènent à l’enseignement. La société a changé, l’école aussi. On lui en demande toujours davantage et sans réellement outiller les enseignants pour répondre à toutes ces attentes. En outre, le Pacte pour un enseignement d’Excellence ne pourra produire ses effets que si la formation des enseignants est adaptée aux enjeux que le Pacte entend rencontrer. Mais les écologistes constatent que les partenaires du gouvernement ne sont plus capables de construire ensemble et avancent chacun dans leur coin. C’est aujourd’hui le travail de toute une législature qui est mis en péril.

Ecolo avait déjà dénoncé la méthode « sparadrap » en matière d’Enseignement supérieur. Deux épisodes récents confirment cet amateurisme: la Cour constitutionnelle vient de lui donner tort à propos des étudiants en médecine qui avaient réussi entre 30 et 44 périodes. Certains étudiants ont donc arrêté leurs études, alors qu’il auraient pu les poursuivre. Et cette semaine le Conseil d’État recale le projet de décret réformant la formation des enseignants.

“Il est urgent que le gouvernement se ressaisisse ! J’interpellerai le Ministre cet après-midi en séance plénière de la Fédération Wallonie-Bruxelles en ce sens » commente Philippe Henry, député Ecolo. « Depuis le début de la législature nous le mettons en garde et venons même régulièrement avec des solutions concrètes, qui sont systématiquement méprisées. Les critiques du Conseil d’État mettent aujourd’hui en péril tant la formation des enseignants que l’aboutissement du Pacte d’Excellence. C’est très inquiétant pour l’avenir de notre enseignement et de nos jeunes”, conclut Philippe Henry.

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