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Entreprises publiques : Ecolo-Groen souhaite plus d’équilibre femmes/hommes

Entreprises publiques : Ecolo-Groen souhaite plus d’équilibre femmes/hommes

L’Institut européen pour l’égalité de genre attribue la note de 70,5 % pour la Belgique en termes d’égalité de genre. Même si certains indices sont encourageants, la présence des femmes au sein du monde économique est particulièrement faible : elle s’élève à 38 %1.

Le ‘plafond de verre’ auquel se heurtent bon nombre de femmes dans l’avancée de leur carrière ou la progression vers des fonctions à plus hautes responsabilités n’existe pas seulement dans les entreprises privées. Il concerne aussi les entreprises publiques. Or, pour les écologistes, plus que toute autre, ces dernières se doivent de montrer l’exemple. C’est la raison pour laquelle Ecolo-Groen dépose un projet de résolution visant à mettre en place les mesures et les dispositifs pour atteindre, dans les cinq ans, une présence d’au moins un tiers de membres de chaque sexe au sein des comités de direction des entreprises publiques.

À ce jour, et selon les données de leurs sites internet respectifs, les comités de direction de Bpost et de Belfius ne comprennent aucune femme. Le comité de direction de Proximus se compose de huit membres au total, dont deux femmes et six hommes. La proportion est de deux sur six pour Belgocontrol, et une sur six pour la SNCB. Le comité exécutif d’Infrabel est composé de deux femmes et six hommes. Le comité de direction de la Loterie nationale est composé de six membres, dont une femme. En moyenne, la présence des femmes dans les comités de direction de ces entreprises publiques n’est donc que de 16%.

Proportion du nombre de femmes dans les comités de direction des entreprises publiques autonomes et Belfius (source: sites internet des entreprises, au 14 février 2018)

“Nous proposons d’agir en trois temps : établir un diagnostic de la situation de chaque entreprise publique en termes d’égalité entre les sexes. Il sera ensuite possible de mettre en place un plan d’action spécifique pour améliorer l’équilibre. Par exemple, en permettant davantage de flexibilité horaire, en instaurant davantage de transparence au niveau des processus RH ou encore via un réseau de femmes managers menant des actions de sensibilisation,” commente le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre. “Enfin, nous souhaitons qu’apparaisse, dans le rapport annuel de l’entreprise, les évolutions de ce plan d’action sous forme d’un reporting chiffré. C’est une manière efficace d’évaluer régulièrement la mise en place et la réussite de cette transformation de nos entreprises publiques vers plus d’équité et d’égalité entre les hommes et les femmes. En cinq ans, il est tout à fait possible de faire évoluer positivement ces situations, à l’instar de ce qui se fait déjà dans beaucoup d’entreprises privées,” conclut Gilles Vanden Burre.

Pour (re)lire l’article de La Libre Belgique du 16 février 2018: http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/une-piste-pour-amener-plus-de-femmes-au-top-des-entreprises-publiques-5a85ba32cd7057775ddabbc2

1http://eige.europa.eu/gender-equality-index/2015/BE, analyse de 2017, situation en 2015.