Égalité femme/homme

  • Proposition 1

    S’assurer par diverses mesures (obligation de transparence de la part des entreprises, contrôle public, …) que l’égalité salariale prévue dans les lois de 2012 et 2013 et la non-discrimination deviennent réalité.

  • Proposition 2

    Reconsidérer la responsabilité collective de la maternité et étendre progressivement le congé de paternité automatique à huit semaines.

  • Proposition 3

    Étendre les quotas de présence de femmes dans les comités de direction des entreprises publiques et privées.

  • Proposition 4

    Améliorer la mise à disposition de milieux d’accueil à horaire étendu pour faciliter la vie des parents aux horaires professionnels particuliers.

  • Proposition 5

    Assurer la gratuité des haltes-accueil de qualité pour les familles au RIS ou au chômage.

  • Proposition 6

    Agir contre la violence faite aux femmes en renforçant la prévention, en formant les intervenants et en refusant les classements sans suite injustifiés.

  • Proposition 7

    Intégrer la dimension genre dans les politiques, en particulier en matière de mobilité, d’urbanisme et d’aménagement du territoire.

  • Proposition 8

    Rendre effective l’élaboration genrée des budgets (« gender budgetting ») dans toutes les politiques menées à tous les niveaux de pouvoir et les différents niveaux de l’administration.

  • Proposition 9

    Systématiser l’éducation au genre dans les écoles à travers notamment le dispositif EVRAS.

  • Proposition 10

    Lancer de véritables assises des droits de la femme associant les parlements et tou·te·s les actrices et acteurs concernés.

Le féminisme ? Un combat inachevé

Le féminisme, tout comme l’écologie, sont désormais des étiquettes dont on se revendique ouvertement. C’est une bonne chose pour faire progresser l’égalité. L’engagement des jeunes pour le climat, avec leurs figures féminines : Youna, Anuna, Adélaïde, Kyra, Greta et les autres, nous offre un formidable message d’espoir en faveur de l’égalité. Avec des jeunes femmes qui prennent la main.

Interview de Saskia Bricmont

Saskia Bricmont, la parole des femmes se libère mais cette parole est-elle suivie d’actes ?

#MeToo a ouvert des portes, encouragé des femmes restées silencieuses jusque-là à dénoncer des pratiques quotidiennes. Mais la domination masculine est toujours là : 55% des femmes ont déjà été victimes de harcèlement sexuel, et toujours trop nombreuses sont les victimes qui n’osent pas porter plainte, et ne sont pas suffisamment protégées. Les actes politiques ne sont pas à la hauteur de la gravité des faits. Aujourd’hui, la ratification de la Convention d’Istanbul*, signée il y a 2 ans, est bloquée au Conseil européen par les groupes néoconservateurs et antiféministes.

Qu’est-ce qui empêche les femmes de s’engager plus en politique, et comment y remédier ?

La politique reste un club pensé par et pour les hommes. Faire de la politique, c’est faire sa place dans un milieu qui peut être dur, paternaliste, avec des rapports de force et de pouvoir. Pourtant, le milieu politique devrait être le reflet de la société et de sa diversité. Il devrait être composé d’autant de femmes que d’hommes, pour des décisions plus équilibrées. Comment ? En instaurant des quotas et des règles de parité dans les lieux décisionnels, et un changement des pratiques managériales : des pratiques plus ouvertes, collaboratives, inclusives et horizontales. En agissant aussi, dès le plus jeune âge, via le renforcement des filles et des femmes, et la prévention des stéréotypes pour l’égalité des sexes.

* NDLR : le 1er texte européen contraignant pour prévenir et lutter contre les formes de violence envers les femmes.

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