Après Carrefour, c’est le groupe Mestdagh qui annonce ce matin un plan de restructuration et une nouvelle suppression massive d’emplois. Les pensées d’Ecolo vont d’abord et avant tout aux travailleuses et aux travailleurs concernés, qui sont à chaque fois les premières victimes des difficultés que rencontre la grande distribution.

( Reporters © Fred Guerdin )

« Le prix à payer est à nouveau très lourd pour les travailleurs : 450 emplois sur 1700 sont supprimés, c’est énorme. Il faut constater et regretter que ce sont systématiquement les travailleurs qui sont les premières victimes des ajustements décidés dans le secteur de la distribution. Il faut maintenant tout mettre en œuvre pour limiter la casse sociale, en diminuant le nombre de licenciements et en accompagnant les travailleuses et les travailleurs qui quitteront l’entreprise. C’est la première des priorités », explique Georges Gilkinet, député fédéral.

Mais au-delà des mesures de court terme, Ecolo en appelle une nouvelle fois le Gouvernement fédéral pour qu’il revoit les aides octroyées aux entreprises, pour les conditionner davantage au maintien d’un emploi de qualité: « Les entreprises bénéficient de nombreuses aides fiscales, sous la forme de diminution de cotisation sociale, d’un recours facilité au travail étudiant ou via l’instauration des flexijobs. La contre-partie de tout cela doit être un plus grand respect pour l’emploi et les travailleurs. C’est tout l’inverse qui se réalise une nouvelle fois dans le dossier Mestdagh. A la majorité fédérale d’agir pour que ça change ! », demande Patrick Dupriez, Coprésident d’ECOLO.

Enfin, le secteur de la grande distribution doit aussi faire son introspection et se remettre en question, à l’heure où les consommateurs sont davantage en recherche de produits de qualité et de saison : « la préservation de l’emploi dans le secteur de la distribution passera sans doute par des modifications plus fondamentales de son modèle économique et social. Ce qu’il faut privilégier aujourd’hui, c’est la qualité, la proximité et la diminution de l’impact environnemental des activités de distribution. C’est cela qui permettra de préserver l’emploi dans toute la filière, de la production à la commercialisation en passant par la transformation, indispensable pour nourrir nos concitoyens », conclut Patrick Dupriez.

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