Comme tout le monde, les écologistes ont appris ce matin la démission de Nicolas Hulot, Ministre de la transition écologique en France. « Une décision difficile mais salutaire pour celui qui a voulu donner une chance au changement et qui a tenté de faire bouger le système vers la transition nécessaire. Nous saluons son courage d’avoir essayé, mais aussi celui d’avoir aujourd’hui la lucidité de refuser de participer à la logique de ‘greenwashing’ qui continue de dominer », commentent les coprésidents d’Ecolo Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.

Ecolo partage le constat tiré par le désormais ex-Ministre lorsqu’il évoque les incohérences entre les déclarations et les mesures concrètes. En effet, tant en France qu’en Belgique, les forces politiques traditionnelles continuent de vouloir entretenir un modèle économique responsable des désordres climatiques auxquels nous faisons face aujourd’hui. « Or, la transition recèle également de formidables opportunités économiques mais il faut oser faire le choix, au sein de l’économie, de ce qui participe à cette transition nécessaire ; oser y allouer les moyens plutôt que de céder aux puissants lobbies qui ont intérêt à ce que rien ne change », poursuivent les coprésidents d’Ecolo.

Pour les écologistes, une seule conclusion s’impose aujourd’hui : un homme seul ne peut rien face aux forces traditionnelles sans le soutien d’une structure politique et parlementaire solide. « C’est ensemble qu’on peut arriver à changer profondément le modèle. La décision de Nicolas Hulot constitue un appel exceptionnel à une mobilisation générale en faveur de la sauvegarde et la protection de la vie sur Terre. C’est en partageant un même objectif, celui de l’intérêt supérieur de la planète sur laquelle nous vivons toutes et tous, en relayant les volontés des citoyens sur le terrain qui, eux, s’engagent de plus en plus nombreux vers la transition, et créant des synergies entre les divers Ministres, que nous pourrons y arriver. Nous ne pouvons plus nous contenter des petits pas purement cosmétiques qui, au fond, ne changent presque rien. Nous espérons que la difficile décision de Nicolas Hulot réveillera enfin les consciences, en France mais également chez nous. Nous avons besoin de visions et de mesures fortes, concrètes et engagées », concluent Zakia Khattabi et Patrick Dupriez.

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