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Ecolo regrette la suppression de la lutte contre le sexisme dans les manuels scolaires

Ecolo regrette la suppression de la lutte contre le sexisme dans les manuels scolaires

La majorité PS-cdH en Fédération Wallonie-Bruxelles met fin à la procédure d’agrément des manuels scolaires, pour la remplacer par une charte et une labellisation, suivi d’un contrôle a posteriori. C’est ce qui ressort de la commission Education qui s’est tenue ce matin au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Une décision que regrette vivement Ecolo.

En effet, cette procédure d’agrément permet de donner une indication quant à la qualité des manuels, et de soutenir financièrement les écoles qui les utilisent. Ecolo avait également proposé, et obtenu à l’unanimité lors du vote du décret en 2016, que soit introduite de manière explicite la lutte contre les discriminations entre les hommes et les femmes, ainsi que la promotion de l’égalité dans les critères d’agrément des manuels scolaires. La suppression de la procédure d’agrément entraîne avec elle la disparition de cette préoccupation pour plus d’égalité.

La majorité PS-cdH entend remplacer cette procédure par une charte, non obligatoire, et une labellisation, suivies d’un contrôle a posteriori. « Quel mauvais signal envoyé aux écoles et aux enseignants ! » commente la députée Ecolo Hélène Ryckmans, rejointe par les organisations spécialisées en la matière. « La Ministre Schyns évoque la simplification administrative pour justifier la suppression de l’agrément. Mais elle veut remplacer la procédure par une autre, à propos de laquelle elle ne donne aucune indication », poursuit Barbara Trachte.

« La Ministre s’est engagée à consulter les organisations spécialisées en la matière avant d’élaborer la charte et à revenir au comité d’avis avec le projet, afin de vérifier que les questions liées à l’égalité entre les femmes et les hommes continuent d’être prises en compte. Outre le manque de justifications à cette proposition de la Ministre, nous craignons que ce changement présente plus de reculs que d’avancées, et crée énormément d’incertitudes pour les éditeurs et les professionnels de l’éducation », conclut Hélène Ryckmans.