Ecolo entend dès lors faire toute la lumière sur ce qu’il s’est exactement passé au cours de cette période et sur quelle base la décision de fermer les écoles a été prise. La Cheffe de groupe Ecolo au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Barbara Trachte, interrogera le Ministre-Président Rudy Demotte (PS) et la Ministre de l’Education Marie-Martine Schyns (cdH) à ce sujet.

« La fermeture des écoles a généré énormément d’angoisse chez les parents et une confusion certaine, notamment au niveau des équipes éducatives qui ont du la gérer dans la panique. La réouverture des écoles s’est en outre faite sans beaucoup d’explications. Les propos tenus hier par l’ancien directeur de l’Ocam mettent le doigt sur une série de questions restées sans réponse. Pourquoi cette décision ? Sur base de quels éléments ? Tant les parents que les enseignants ont le droit de savoir ce qu’il s’est exactement passé. Par ailleurs, j’interrogerai les deux Ministres sur les indications que la Fédération Wallonie-Bruxelles a données aux écoles ces derniers mois en matière de sécurité. Il est en effet important de s’assurer que des procédures efficaces sont mises en place, notamment pour éviter, à l’avenir, des décisions de fermetures unilatérales et prises dans la panique, » commente Barbara Trachte.

Ecolo s’inquiète par ailleurs des conséquences qui découlent des décisions de l’époque et qui pèsent encore aujourd’hui sur les établissements scolaires. « Des responsables d’établissements indiquent consacrer du temps imparti aux journées pédagogiques à des formations et à des travaux liés à la mise en place de ‘safe rooms’. Bien sûr que la sécurité des enfants est une priorité. Mais la réponse est-elle appropriée ? D’autant plus si ces mesures découlent de réactions disproportionnées prises dans un contexte particulier. J’interrogerai également la Ministre Schyns sur cet aspect. La culture et l’enseignement offrent bien des perspectives pour sortir du terrorisme, » conclut Barbara Trachte. Pour les écologistes, chaque euro investi dans la sécurité doit en effet aussi l’être dans l’enseignement et dans la culture, qui sont les seuls qui permettent de répondre à l’obscurantisme et à la barbarie.