Alors que de nombreuses lois et institutions ont été créées pour protéger les droits des femmes, et supprimer les inégalités et discriminations entre elles et les hommes, nous avons récemment assisté à une libération de la parole de femmes dénonçant notamment des situations de harcèlement.

Pour les écologistes, ces mouvements, portés entre autres par les campagnes virtuelles #metoo et #balancetonporc, mettent en évidence la fragilité des équilibres et le fait que les lois existantes ne fonctionnent pas comme elles le devraient.

« Et c’est bien le but de ces assises que nous proposons : comprendre pourquoi ces lois ne fonctionnent pas et comment on peut faire pour qu’elles deviennent efficaces, » explique Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo. « Le défi à relever est collectif et chacun a un rôle à jouer. Nous voulons impliquer la société civile, en particulier les mouvements qui œuvrent à la défense des droits des femmes, et les mondes académique, économique, social, culturel… Quant au monde politique, il doit créer le cadre nécessaire à cette réflexion constructive et concrétiser les recommandations qui en ressortiront, » poursuit Muriel Gerkens.

Ecolo-Groen souligne ainsi la persistance des inégalités entre les femmes et les hommes, notamment en termes de lutte contre le sexisme et le harcèlement, les inégalités salariales, le ‘plafond de verre’,… Les écologistes pointent également la carence au niveau des obligations de ‘gendermainstreaming’, qui supposent que chaque mesure politique soit également évaluée en termes d’impact identique sur les femmes et les hommes.

« Il reste encore énormément de travail à faire pour une société plus égalitaire et plus juste. La dernière étude de la Ligue des Familles a encore pointé les difficultés de combiner vie de famille et vie professionnelle, ou de partager l’éducation des enfants entre les parents. Ces assises peuvent, là aussi, dégager des pistes concrètes. On ne pourra trouver les bonnes réponses qu’en se posant les bonnes questions. Une évaluation de ce qui existe et de ce qui fonctionne, ou pas, est nécessaire. C’est pourquoi nous voulons mettre en place ces assistes, sous la coordination de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes, pour réunir les plus grand nombre d’acteurs possibles. Ce projet n’aboutira que si nous nous y attelons toutes et tous. Notre objectif est de remettre des recommandations au Parlement fédéral d’ici le mois de septembre 2018, » conclut Muriel Gerkens.

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