La personne qui s’occupe informellement de l’un de ses proches perd en moyenne la moitié de ses revenus. C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par la CSC. Ecolo-Groen demande, une nouvelle fois en cette journée nationale des aidants-proches, de définir le statut d’aidant-proche et de leur garantir le maintien de leurs droits sociaux, qu’ils soient salariés, fonctionnaires, indépendants ou sans emploi à ce moment-là.

« L’aidant-proche, c’est celui qui soutient l’un de ses proches en situation de dépendance. C’est parfois par choix, parfois par nécessité financière mais aussi parfois pour pallier le manque de services de soin et de prises en charge collectives des personnes dépendantes. Dans tous les cas, les aidants-proches sont précieux. Or, ce Gouvernement fédéral, dans la continuité du Gouvernement précédent, les laisse sur le carreau », commente Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo.

Les écologistes rappellent ainsi que l’octroi et le maintien des droits sociaux pour les aidants-proches sont indispensables pour éviter la précarisation de ces personnes. Le Gouvernement Di Rupo, malgré ses promesses, s’est contenté d’une reconnaissance statutaire vide de toute protection des droits. A sa suite, et malgré ses engagements, le Gouvernement Michel poursuit sa logique d’exclusion vis-à-vis des personnes qui ne se montrent pas assez disponibles sur le marché de l’emploi, touchant dès lors également les aidants-proches.

Afin de répondre à cette injustice, Ecolo-Groen ont redéposé une version actualisée de sa proposition de loi visant à protéger les aidants-proches des mesures de suppression du droit aux allocations de chômage pour les personnes indisponibles sur le marché du travail pour cause sociale et familiale.

«Notre proposition permet un engagement comme aidant-proche à temps partiel, de manière à préserver une vie professionnelle, et dès lors sociale, aux aidants. Une personne aidée pourra donc l’être par plusieurs aidants se partageant la tâche.

Notre texte comporte également des dispositions spécifiques pour les salariés, indépendants ou fonctionnaires », ajoute Muriel Gerkens. « Il incombe aux pouvoirs publics fédéraux et régionaux d’assurer le financement suffisant des services d’aide, de soins à domicile et structures d’accueil des personnes malades, âgées ou en situation de handicap. Au minimum, il est de la responsabilité politique de ne pas rendre la vie des aidants-proches encore plus difficile que ce qu’elle est, alors qu’ils sont déjà dans un contexte souvent psychologiquement et physiquement éprouvé. Nous appelons une nouvelle fois ce Gouvernement fédéral à prendre en compte ces réalités et à enfin soutenir ces personnes », conclut Muriel Gerkens.

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