Actuellement, en Belgique, une personne qui démissionne n’a, dans la plupart des cas, pas droit aux allocations de chômage, ce qui crée des situations de blocage et empêche de nombreux travailleurs de réorienter leur parcours professionnel. Ecolo-Groen dépose ainsi une proposition de loi à la Chambre permettant l’accès aux allocations de chômage en cas de démission avec un objectif triple: débloquer des situations professionnelles difficiles, encourager les reconversions de carrière et favoriser l’entrepreneuriat.

Concrètement, ce ‘droit à une deuxième chance’ pour les salariés, via l’octroi des allocations de chômage, pourra s’exercer au maximum 3 fois durant la carrière professionnelle moyennant un suivi et un parcours spécifiques des services de l’emploi et de la formation (Forem, Actiris et VDAB).

« Aujourd’hui, le salarié qui démissionne se retrouve littéralement puni de vouloir changer le cours de sa vie professionnelle. Le système actuel n’encourage donc pas les travailleurs à se lancer dans une reconversion professionnelle. Cela ne correspond plus au marché du travail du 21e siècle en pleine mutation et qui connaît des transitions toujours plus importantes. Il est donc temps de faire évoluer nos législations en la matière », commente le député fédéral Ecolo Gilles Vanden Burre, à l’origine de la proposition de loi. « Il est par ailleurs important que les services régionaux de l’emploi soient également mobilisés pour accompagner les salariés qui auront fait appel à ce ‘droit à une deuxième chance’, grâce à un suivi spécifique adapté à leur envie de reconversion, mais aussi grâce à des politiques davantage orientées vers des fonctions d’accompagnement, plutôt que de contrôle comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui, » complète Gilles Vanden Burre.

Les mesures proposées par les écologistes impliquent des changements importants en termes de politique de l’emploi, cette dernière passant d’une logique d’assurance et de contrôle à une logique axée sur l’accompagnement et l’émancipation de chacun tout au long de son parcours professionnel. « En effet, nous souhaitons donner à chacun la possibilité de se réorienter, de changer de métier ou de lancer son entreprise sans être puni par le système. Avec tous les impacts positifs que cela aura sur l’émancipation personnelle, le bien-être au travail et la mobilité professionnelle, des enjeux fondamentaux de notre époque. Ces mesures pourraient également répondre en partie aux défis liés aux métiers en pénurie. Nous espérons dès lors que cette proposition pourra faire l’objet de débats constructifs et positifs », conclut Gilles Vanden Burre.

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