« Régulièrement, l’autorisation d’avorter sous certaines conditions est réinterrogée. Chaque tentative de révision à la baisse de ce droit constitue une atteinte aux droits des femmes. Il est donc important d’envoyer un signal fort en le renforçant encore davantage », déclare Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo qui a déposé une proposition de loi en ce sens.

Cette proposition de loi supprime également la notion de détresse de la femme, comme élément exigé en tant que condition sine qua non à l’IVG. En effet, l’appréciation de cet état de détresse dépend de l’appréciation personnelle de l’équipe soignante et ne peut donc être quantifiée de manière objective. « Elle demeure dès lors exclusivement un jugement de valeur qui ne peut avoir de place dans un arsenal juridique où l’IVG devient un devoir de santé publique », précise Muriel Gerkens.

Le conseil d’Etat luxembourgeois déclarait d’ailleurs à cet égard, lors de la dépénalisation de l’IVG au Grand-Duché du Luxembourg que ” toute femme qui se voit confrontée à une grossesse non désirée se trouve dans une situation de détresse et qu’il s’agit d’une perception intrinsèque de la femme ne pouvant pas être soumise à une interprétation par autrui.”

 

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