De nombreux citoyens craignent pour leur avenir. Mais que dire de la souffrance, de la désespérance et de la colère actuelles de ceux – et surtout celles – qui trinquent au quotidien? Notre société a besoin de réformes, certes. Mais pour quels projets ? Quelle justice ? Pour quel futur partagé ? De tout cela il faut débattre sans tabous, mais avec un vision d’avenir.

Pour les Coprésidents d’ECOLO, « les mouvements sociaux actuels sont clairement la conséquences de multiples régressions sociales décidées par le Gouvernement. En particulier, les mesures suivantes sont intenables : la flexibilisation du projet de loi Peeters sur le travail ; les mesures d’austérité insensées dans la Sécu et les politiques de solidarité ; les réductions budgétaires linéaires « 10/20/30 » (10 personnel / 20 fonctionnement / 30 investissements) dans les services publics dont la Justice et les prisons ; et les 3 milliards d’économie dans le budget de la SNCB ».
Faut-il être aveugle et sourd pour affirmer comme le Premier Ministre que le Gouvernement respecte le dialogue social et pour penser que déclarer « je reste ouvert au dialogue » et lancer une campagne de communication suffira à une sortie de crise ? C’est au Gouvernement de faire le premier pas pour débloquer le pays. C’est la responsabilité du Premier Ministre de recréer dès aujourd’hui les conditions d’un dialogue social que son gouvernement a dégradé comme jamais.
Le Gouvernement fédéral doit poser un geste fort pour sortir de cette crise : ECOLO demande donc qu’il annonce la suspension immédiate des mesures d’austérité linéaires et aveugles et qu’il donne des garanties quant au fait que la flexibilité envisagée par la Loi Peeters ne pourra se mettre en place qu’au bénéfice des travailleurs concernés.
Permettre une véritable négociation, c’est commencer par déposer les armes. Et ensuite fixer une méthode et un cadre ouvert donnant du temps à la concertation sur base d’objectifs et de balises claires, respectant les droits des travailleurs.
« Ce n’est que sur cette base qu’il sera possible pour le Premier Ministre d’inviter les représentants des travailleurs à reprendre le chemin de la négociation. Notre pays a besoin de sortir rapidement de ce chaos, de ce fossé dans lequel s’enlise notre avenir commun. Plus que jamais, une alternative est nécessaire », concluent les Coprésidents d’ECOLO.

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