Le Pacte pour la migration est l’aboutissement de plusieurs années de travail et de discussions internationales.

Cet accord équilibré et non contraignant n’a jamais mené à une discussion au niveau belge. Ni pendant les négociations, ni après. Il a amené le Premier ministre et le ministre de la Coopération au développement à confirmer très clairement que la Belgique signerait le « Global compact » à Marrakech à l’occasion de la conférence des Nations Unies des 10 et 11 décembre 2018.

Ainsi, le Premier Ministre Charles Michel s’est exprimé, au nom de l’État belge, en des termes très clairs à la tribune des Nations Unies le 27 septembre dernier, déclarant ceci: “Mon pays signera à Marrakech en décembre le pacte global pour la migration. (…) Les extrémistes et les trafiquants d’êtres humains sont dans le même sac. Ils instrumentalisent et alimentent la question migratoire. Pour les uns, à des fins électorales et politiques. Pour les autres, à des fins bassement financières.”

Mais il semble aujourd’hui que le Gouvernement fédéral soit divisé sur cette question et que les engagements pris par le Premier Ministre à la tribune des Nations Unies soient aujourd’hui remis en question. Et que le Gouvernement fédéral soit tenté de rejoindre les pays les plus frileux quant au vote de ce texte.

Pour Ecolo et Groen, ne pas signer l’accord signifie reculer sous la pression des populistes et des extrémistes. Cela affectera également la position diplomatique et la crédibilité de la Belgique, en particulier alors que notre pays s’apprête à devenir membre du Conseil de sécurité pour deux ans.

En outre, empêcher l’adoption de cet accord risque d’aggraver encore la situation mondiale en matière de migration, et d’empêcher ou de ralentir la mise en œuvre de solutions humaines et efficaces pour les êtres humains et les familles concernées, mais aussi pour les États qui les accueillent.

C’est la raison pour laquelle Ecolo-Groen demande au Gouvernement de soutenir ce Pacte sans réserve. C’est en ce sens que les écologistes ont introduit une résolution en urgence pour que le Parlement adopte une position claire ce jeudi en séance plénière de la Chambre.

« La question des migration représente un défi que nous devons relever collectivement. Ce Pacte peut être une première étape pour un traitement plus humain, et donc plus efficace, des questions migratoires. Concernant ces dernières, il y a des Etats peureux et des dirigeants populistes auxquels doivent répondre des Etats courageux et des dirigeants visionnaires. La Belgique des écologistes fait partie de ceux-là. Nous espérons que le Parlement et le Gouvernement fédéral partagent cette vision et soutiendra, sans réserve, le texte de l’ONU », conclut Georges Gilkinet, chef de groupe Ecolo à la Chambre.

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