Pour essayer de créer des emplois, les partis traditionnels misent encore et toujours sur les mêmes vieilles recettes: des réductions de cotisation non-conditionnées à la création effective d’emplois, une flexibilisation accrue des contrats de travail et un retour de la croissance. Rien n’indique pourtant que les recettes utilisées contribueront à une croissance suffisante à court ou long terme, ni qu’elles conduiront à de la création d’emplois de qualité, dans un contexte où l’évolution des technologies et de l’intelligence artificielle pourrait également aboutir à la disparition de nombreux emplois dans les années à venir. Sans compter que la croissance du PIB s’accompagne également de la croissance de la pollution et des gaz à effet de serre, et donc d’une pression accrue sur l’environnement.

A l’issue de l’Ecolab réduction du temps de travail qui se tenait ce dimanche 24 avril à Namur (*), les écologistes se sont prononcés très clairement pour la semaine des 4 jours avec embauche compensatoire. En effet, la redistribution du temps de travail telle que nous la proposons via la semaine de quatre jours, peut contribuer à la création de nouveaux emplois, à une amélioration de la qualité du travail et à une meilleure distribution des richesses, sans accentuer la pression sur les ressources naturelles.

Le temps de travail au sein de l’entreprise qui décide de passer à cette formule après concertation sociale interne est fixé à une moyenne de 4 jours et 32 heures par semaine, sans perte de salaire. Une telle mesure permet aux travailleurs de développer leur sphère personnelle, d’avoir plus de temps libre pour profiter de leur famille et de loisirs, mais aussi, s’ils le souhaitent, pour s’impliquer de façon citoyenne, participer à des modes de production et de consommation plus durables (repair café, potagers,…) ou lancer leur propre projet économique, social ou culturel.

(*) A travers 12 Ecolabs, les Verts mettent en discussion leurs objectifs politiques afin de construire des alliances avec des acteurs sociaux, économiques et citoyens.

Lire la proposition complète ici

Intervenants extérieurs :

Pierre Larrouturou / économiste français, membre du Collectif Roosevelt ; Alexis Descampe, cofondateur de FÄRM (coopérative bruxelloise pour une alimentation plus saine, éthique et durable) ; Bernard Delvaux / CEO de la SONACA ; Mathieu Dewevre / Conseiller au service d’étude de l’UCM ; Delphine Chabbert / Secrétaire politique de la Ligue des Familles ; Olivier Vermeulen / Musée du capitalisme ; Marie-Hélène Ska / Secrétaire générale CSC ; Marc Goblet / Secrétaire général FGTB

 

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