Le dossier des F35 revient dans l’actualité, avec cette fois des informations préoccupantes concernant la sécurité. En effet, un groupe de recherche indépendant annonce, rapport à l’appui, que le F-35 est dangereux pour les pilotes, pour les troupes au sol mais aussi pour les populations : la précision des tirs de missiles n’est pas assurée, des fissures apparaissent, raccourcissant sa durée de vie, le système informatique serait facilement piratable et les coûts de développement ont déjà augmenté de 200 miliards de dollars.

Pour Ecolo-Groen, ces nouvelles informations viennent encore alourdir le bilan négatif de ce ‘marché du siècle’. Les écologistes rappellent qu’il est question d’un marché  qui engage 2 générations de militaires et de contribuables belges et qui s’élève à 15 milliards sur 40 ans. Interrogé par la députée fédérale Ecolo Véronique Waterschoot, le Ministre de la Défense Didier Reynders balaie pourtant les arguments et craintes émis dans le rapport, et confirme le maintien de cet achat.

« L’entêtement du Gouvernement fédéral dans ce dossier est incompréhensible et irresponsable. Le dossier de remplacement des F-16 par les F-35 américains a été longtemps maintenu dans un brouillard tant technique, que politique et stratégique. Des rapport de la Défense belge et du fabriquant Lockeed Martin lui-même ont montré que le remplacement des F-16 n’était pas urgent. Or, ce Gouvernement s’est obstiné, et continue de ne pas vouloir interroger l’opportunité de ce marché, malgré les nouvelles informations qui nous parviennent aujourd’hui concernant la sécurité de nos pilotes, de nos troupes au sol et des populations civiles », commente Véronique Waterschoot, députée fédérale Ecolo.

« Alors que les défis climatiques et sociaux sont plus urgents que jamais, alors que ce Gouvernement a largement coupé dans les budgets consacrés aux soins de santé ou à la SNCB, un tel entêtement, en dépit de questions de sécurité qui viennent entacher encore un peu plus ce marché, reste pour nous totalement incompréhensible. Les milliards consacrés ici pourraient être mieux utilisés, y compris dans des investissements en matière de défense plus opportuns, cohérents avec une Europe de la Défense intégrée », conclut Véronique Waterschoot.