Alors que la COP 24 est maintenant derrière nous, que le 2 décembre dernier, 75.000 personnes ont marché dans les rues de Bruxelles pour réclamer des politiques climatiques ambitieuses, que les rapports alarmants s’accumulent, la Belgique reste à la traîne. En matière d’énergies renouvelables, notre pays est également loin de rencontrer ses objectifs. « Alors que l’instabilité et le flou continuent de régner au niveau du Gouvernement fédéral, le Gouvernement remanié communique beaucoup sur les enjeux climatiques. Le bilan est pourtant faible, et il est fondamental de modifier le cours des choses. La Belgique doit (re)devenir leader en matière de transition climatique et écologique, » commentent Zakia Khattabi et Jean-Marc Nollet, coprésidents d’Ecolo.

Ecolo et Groen veulent transformer cette crise une opportunité et profiter du départ de la N-VA pour exiger du gouvernement Michel qu’il revoie ses ambitions climatiques à la hausse. Dans cette perspective les écologistes déposent une proposition de résolution qui remet les enjeux climatiques et les priorités au centre du jeu.

« Ces dernières années, la Belgique s’est davantage rapprochée des pays climatosceptiques que des ambitieux. Par exemple, au niveau des énergies renouvelables, la Belgique est loin de rencontrer ses objectifs fixés à 13 % pour 2020, selon les statistiques publiées par Eurostat. Notre pays se classe à la 25ème place européenne en la matière, avec seulement 8,7 %. Ce laxisme est non seulement irresponsable d’un point de vue climatique mais nous expose également à des sanctions financières de la part de la Commission européenne. De plus, ce manque d’ambition nous prive de la création de nombreux emplois dans un domaine d’avenir », ajoutent les coprésidents d’Ecolo.

La résolution déposée par Ecolo-Groen formule dès lors trois exigences : « Nous voulons que la Belgique rejoigne enfin le camp des pays ambitieux en matière climatique et plaide au niveau européen pour un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 55% à l’horizon 2030 et de 95 % à l’horizon 2050 par rapport aux émissions de 1990. Nous demandons que le Plan National Energie-Climat 2030 (PNEC) offre une trajectoire et des mesures compatibles avec les objectifs de réduction des gaz à effet de serre de 55 % et 95 % respectivement à l’horizon 2030 et 2050. Ce Plan National doit (re)devenir un document ambitieux », poursuivent Zakia Khattabi et Jean-Marc Nollet.

Pour Ecolo-Groen, le Parlement peut sortir notre pays du chaos. « Le Parlement a la main. Nous l’avons montré la semaine dernière avec la résolution qui place la Belgique du bon côté de l’histoire en matière d’organisation mondiale des migrations. Nous avons entendu le Gouvernement fédéral remanié annoncé ses ambitions en matière de climat et sa volonté de collaborer avec le Parlement. Nous voulons que ce discours se concrétise. Nous pouvons, nous devons, nous placer également du bon côté de l’histoire sur cette question », concluent les coprésidents d’Ecolo.