Le Coronavirus, un marathon que nous courons ensemble

Le 4 février 2020, le premier cas de Coronavirus apparait sur le territoire belge. Un citoyen originaire de Flandre-Occidentale, rapatrié de la ville chinoise de Wuhan (où la maladie s’est déclarée pour la première fois en décembre 2019) est testé positif sans pour autant montrer de symptômes. Douze jours plus tard, le nombre de cas détectés en Belgique dépasse les 1000, tous les événements culturels sont annulés et l’entièreté de la population est appelée à rester chez elle.

Si aujourd’hui, le temps est au confinement, il est aussi intéressant de jeter un coup d’oeil dans le rétroviseur, sur certains moments clés de cette situation :

«  Le meilleur moyen d’agir efficacement passe par une communication coordonnée »

Alors que la Belgique connait son deuxième cas après quelques semaines d’accalmie, la députée fédérale Ecolo Laurence Hennuy rappelle le 26 février sur le plateau de la matinale de Bel RTL que s’il n’y a pas de raison de paniquer, il est toutefois urgent que le personnel médical soit informé, clairement et d’une seule voix : « Le meilleur moyen d’agir efficacement contre la propagation du virus et de répondre aux inquiétudes légitimes de la population, passe notamment par une communication systématique, coordonnée, précise et adaptée vers tous les acteurs de la santé, à commencer par les médecins généralistes, sur la façon de prévenir, détecter et traiter le Coronavirus. » Elle appelle également le Gouvernement fédéral à se mobiliser et réclame qu’une Commission de la santé soit organisée, ce qui sera finalement le cas la semaine suivante.

De son côté, le Ministre bruxellois Alain Maron indique que « les mesures qui sont prises au niveau politique étaient prises avec des comités d’experts scientifiques et en se basant sur des évidences scientifiques pour prendre les mesures scientifiques les plus adéquates pour endiguer la contagion » et appelle à « éviter la cacophonie. »

Coronavirus, effets pervers

D’autre part, les semaines qui suivent le début de la médiatisation du coronavirus voient apparaître des « effets secondaires. » Sur les réseaux sociaux et dans l’espace public, des manifestations de haine raciale se multiplient à l’encontre de personnes d’origine asiatique, accusées d’être potentiellement porteuses du virus. « Le climat anxiogène lié au coronavirus ne doit en aucun cas être une excuse aux propos et actes racistes et xénophobes apparus ces dernières semaines », dénonce le député Ecolo Laurent Heyvaert en plénière du Parlement de la Fédération Wallonie Bruxelles, à l’instar de ses collègues écologistes Kalvin Soiresse Njall à Bruxelles et Simon Moutquin à la Chambre. Le 9 mars, la presse apprend que des compagnies aériennes font le choix de faire voler des avions presque vides, de peur de perdre leurs droits d’atterrissage. Une situation dénoncée par la députée fédérale écologiste Sarah Schlitz : « Il est absurde d’envoyer des avions vides dans les airs. Ecolo demande la suspension du système des droits d’atterrissage tant que les mesures liées au coronavirus seront en vigueur. » Heureusement, la mobilisation rapide porte ses fruits et la Commission européenne, par la voix de sa présidente, Ursula von der Leyen annonce que des mesures seront prises pour mettre fin à cette situation.

Lavez-vous les mains !

Progressivement, les mesures de prévention sanitaire prennent place dans nos vies afin de freiner autant que possible la progression du virus. Certaines plus générales, comme se laver les mains régulièrement et éviter de se faire la bise en se disant bonjour, et certaines, plus spécifiques : « Il a été convenu de renforcer, dans les meilleurs délais, le nettoyage des espaces de travail et des zones de contact dans les véhicules des TEC, type boutons d’arrêt ou barres », annonce le Ministre wallon de la mobilité Philippe Henry le 6 mars dernier.

Les écologistes soutiennent les mesures fortes

« Il faut une ligne claire, donnée par le Fédéral et suivie par toutes les entités fédérées. Les écologistes vous soutiennent, Madame la Première ministre, mais il faut agir maintenant. » Le jeudi 12 mars, Georges Gilkinet, chef de groupe Ecolo à la Chambre exhorte la Première Ministre, Sophie Wilmès à prendre des mesures fortes pour endiguer l’épidémie et lui assure son soutien. En parallèle, Laurence Hennuy, appelle à une solidarité entre tous les laboratoires du pays afin de pallier le manque de matériel et de réactif, et ainsi pouvoir dépister davantage.  

Le soir même, alors que la plupart des centres culturels déprogramment la totalité de leurs représentations, la Première Ministre officialise en conférence de presse des mesures inédites dans l’histoire de notre pays : la fermeture des écoles, des bars et restaurants, la fermeture des magasins les week-end et le report des toutes les activités sportives et culturelles pour au moins 3 semaines. Une décision saluée par John Pitseys, chef de groupe Ecolo au Parlement bruxellois : « Il ne peut pas y avoir de gestion de crise sans pilotage fédéral. il était nécessaire de prendre des mesures fortes et nous sommes solidaires des décisions prises par Sophie Wilmès. Dans ces temps difficiles, nous sommes aux cotés du personnel médical et des services publics qui font tout ce qu’ils/elles peuvent pour garder la machine en route et nous pensons bien-sûr aux plus vulnérables : les personnes âgées et celles et ceux qui sont moins armés pour faire face à la situation : les sans-abris et les détenus par exemple. Nous ne pouvons admettre un tri dans les personnes à sauver. »

« Il faut une ligne claire, donnée par le Fédéral et suivie par toutes les entités fédérées. Les écologistes vous soutiennent, Madame la Première ministre, mais il faut agir maintenant. »
Georges Gilkinet

Chef de groupe au Parlement fédéral

C’est d’ailleurs pour soutenir les sans-abris qu’Alain Maron annonce le 16 mars des mesures à leur égard. Dans les prisons, les visites sont suspendues à partir du 13 mars et chaque détenu reçoit 20 euros de crédit d’appel pour garder le contact avec ses proches.

Confinement et travail politique

Le 16 mars, la Première Ministre annonce des mesures plus drastiques encore et annonce l’interdiction de se rassembler à plusieurs à l’extérieur et d’effectuer des sorties inutiles jusqu’au 5 avril. Conscients de l’impact de la crise sur la vie quotidienne de leurs concitoyens, les écologistes se mobilisent à tous les niveaux pour répondre aux obstacles naissant : « les indépendants qui se retrouvent sans revenus sont particulièrement touchés. Avec mes collègues verts Marie-Colline Leroy, Evita Willaert et Tinne Van der Straeten, nous avons co-signé une proposition de loi pour la modification d’une loi passerelle qui permettra aux indépendants d’obtenir une compensation financière à leur cessation d’activité due au coronavirus », annonce le député Ecolo Gilles Vanden Burre.

De leur côté, le 18 mars, Bénédicte Linard, Alain Maron et Barbara Trachte rappellent que les cas de violence conjugale et intra-familiale ont tendance à augmenter en période de confinement et appellent à la vigilance en diffusant largement le numéro gratuit à appeler en cas d’urgence. Autres victimes collatérales de l’épidémie, le secteur de l’Horeca, de l’enseignement et de la culture, frappés de plein fouet par les mesures, pourtant bien nécessaires, liées au confinement. Bénédicte Linard, Ministre de la culture, des médias et de la petite enfance annonce sur le plateau de la RTBF que « la solidarité va être le mot d’ordre pour soutenir le secteur culturel et des mesures immédiates peuvent être prises » avant d’ajouter que pour les crèches, « les mesures d’hygiène ont été renforcées, et nous suivons les recommandations des expert·e·s pour assurer l’accueil, tout en limitant et ralentissant la progression du coronavirus. »

Tous ensemble

Dans ce contexte, les mesures de solidarité se multiplient dans tout le pays. À partir du 17 mars, chaque soir, à 20h, des milliers de citoyens crient, chantent et tambourinent à leur fenêtre pour témoigner de leur soutien au personnel médical et à celles et ceux qui, au quotidien, sont en première ligne pour combattre le virus. Sur les réseaux sociaux aussi, des groupes se créent pour venir en aide aux plus fragiles. Bonne nouvelle encore, le 18 mars, l’Université de Namur présente une nouvelle technique pour diagnostiquer le Covid-19, une méthode nouvelle qui ne nécessite pas l’utilisation de réactifs en pénurie.

En cette période pénible, il est primordial de rappeler à chacun et chacune que le confinement est la meilleure manière de venir rapidement à bout du virus et de cette situation : « La crise sanitaire liée au Coronavirus exige des décisions claires, des politiques responsables et une population solidaire. Il est de notre responsabilité collective, politique mais aussi citoyenne, de protéger notre santé et la santé des plus fragiles : personnes âgées, personnes souffrant de déficit respiratoire, et autres groupes à risque », rappellent Rajae Maouane et Jean-Marc Nollet, coprésidents d’Ecolo. « La priorité aujourd’hui est de protéger la santé des Belges, en particulier les populations les plus à risque et d’être aux côtés de celles et ceux qui sont et seront en première ligne de ce combat : infirmières et infirmiers, médecins et, plus globalement, tout le corps médical qui va vivre sous tension pendant de longues semaines encore. »

Dans la semaine du 16 mars, l’ensemble des Parlements, soutenus par les écologistes, votent l’octroi de pouvoir spécieux à leurs Gouvernements. Loin d‘être un chèque en blanc, les pouvoirs spéciaux donnent aux Gouvernements les moyens de lutter le plus efficacement possible contre le Covid19, sous l’oeil attentif des différents Parlements et des écologistes qui promettent de rester critiques et constructifs.

L’actualité liée au Covid-19 évoluant en permanence, cette page est  évolutive.

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