Ecolo saisit la Journée des femmes en Belgique, qui se déroule le 11 novembre et qui n’est pas à confondre avec la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, pour déposer une proposition de loi qui veut rendre publiques les informations (c’est-à-dire l’évaluation et plan d’amélioration) du bilan social des entreprises concernant les données relatives aux rémunérations, temps de travail, organisation du travail ventilées selon le genre des travailleurs et travailleuses. Il s’agit également de rendre obligatoire la désignation d’un médiateur ou d’une médiatrice agissant contre les inégalités salariales et de conditions de travail entre hommes et femmes.

Pourquoi une telle volonté ?

Parce qu’aujourd’hui, fin 2017, les différences salariales sont toujours de 7% si on tient compte des rémunérations, et de 20% si on tient compte du revenu annuel des femmes et des hommes. En effet, 89,4 % des hommes travaillent à temps plein contre 55,6 % des femmes. Parmi les travailleurs à temps partiel (pas uniquement les salariés), 49 % des femmes (contre seulement 27 % des hommes) désignent la combinaison avec la vie de famille comme raison principale au temps partiel. Si les lois en matière d’égalité salariale sont indispensables, elles ne suffisent pas. Il faut mettre en place les conditions concrètes pour que ces lois deviennent des réalités. C’est donc l’objet de la proposition des écologistes, via la publicité des informations et le recours aux médiateurs.

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