Le budget 2019 est abordé ce matin en Commission des Finances et du Budget à la Chambre. Outre les absents habituels de ces négociations (par exempel : mesures favorisant la mobilité, investissements pour relever les défis climatiques et énergétiques, justice fiscale et lutte contre la grande fraude fiscale…), Ecolo pointe les 500 millions de dépassement budgétaire en soins de santé dus aux firmes pharmaceutiques et aux négociations confidentielles entre la Ministre de la santé et ces firmes.

Les écologistes rappellent que le pacte conclu en 2015, sans y impliquer les partenaires gestionnaires de l’INAMI, prévoyait une croissance budgétaire de 0,5 % et incluait le développement des nouveaux traitements, dont l’immunothérapie. Les firmes pharmaceutiques devaient également diminuer les prix d’un maximum de médicaments pour en permettre l’accès à tous les patients. « Or, la réalité réalité est tout autre », commente Muriel Gerkens, députée fédérale Ecolo et Présidente de la Commission santé à la Chambre. « Tous les autres secteurs des soins de santé ont dû réaliser des économies de 10% pour préserver l’équilibre du budget des soin de santé 2018, tandis que chaque année le secteur des médicaments a dépassé les limites autorisées », poursuit Muriel Gerkens.

Pour Ecolo, il est dès lors inadmissible qu’un nouveau dépassement de 500 millions dans le secteur des médicaments ne soit compensé qu’à hauteur de 100 millions par ce même secteur. Les écologistes se montreront par ailleurs très attentifs concernant les corrections techniques qui sont encore attendues dans la politique des médicaments, mais aussi concernant le dépassement budgétaire autorisé de 200 Millions pour l’immunothérapie, où il faudra vérifier que ce dépassement n’est pas alimenté par des réductions dans d’autres secteurs de la santé ou de la sécurité sociale.

« De façon générale, le volet ‘santé’ de cet accord budgétaire est une nouvelle fois bien loin d’une politique de santé publique. Dans le contexte actuel où les plus de 65 ans seront exclus du remboursement des soins des psychothérapie, alors qu’on entend les faire travailler jusqu’à 67 ans, que les maisons médicales voient leur financement menacé, que le financement des services de soutien à domicile pour les aînés dont la santé mentale ou physique s’est dégradée est menacé… C’est de plus en plus insupportable et indigne d’une politique de santé publique. J’interpellerai à nouveau la Ministre de la Santé à la rentrée parlementaire sur ces aspects », conclut Muriel Gerkens.

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