Mobilité

Saturation des lignes de la STIB : des solutions rapides et payables existent

Photo (CC) Flickr

La presse de ce jour annonce que la saturation de la STIB touche nombre de ses lignes, qu’il s’agisse du tram, du bus ou du métro. « Pour autant, la seule piste évoquée est d’augmenter le recours à la marche et au vélo. Si ces derniers modes de déplacement sont évidemment souhaitables et méritent toute l’attention, il est particulier d’y voir la réponse donnée aux usagers des transports publics pendant que, dans le même temps, la Région n’ose, si ce n’est dans les discours, toucher réellement à la place de la voiture dans l’espace public », commente Céline Delforge, députée ECOLO bruxelloise.

En savoir plus

URL de partage :

Par Céline Delforge
Publié le 12 mai 2017

+ -
Niveau 3

Des solutions immédiates existent pourtant. Il s’agit en effet de donner la priorité aux trams et bus qui franchissent les carrefours équipés de feux télécommandés. Une récente étude mettait en avant que la Région refuse encore de donner la priorité systématique aux transports en commun, de peur de nuire à la fluidité du trafic automobile. C’est pourtant ce qui se fait dans les villes qui ont relevé avec succès le défi de la mobilité.

+ -
Niveau 4

Pour soulager les lignes de la STIB, il est également possible à très court terme de développer un REB, Réseau Express Bruxellois, qui consiste à offrir un service très proche du métro sur les rails SNCB qui traversent la Région de façon complémentaire au réseau de métro actuel. En desservant de façon attractive les 31 gares existantes et en créant quelques haltes faciles à mettre en œuvre, il est possible de booster l’offre et la desserte de la Région au bénéfice de tous, Bruxellois et navetteurs. « Si le plan de transport 2017 de la SNCB améliore la situation actuelle, il est impératif que la SNCB change de braquet pour que l’exploitation des infrastructures ferroviaires bruxelloises soit réellement efficace. Et si la SNCB s’y refuse toujours, il est urgent que la STIB étudie la possibilité d’assurer elle-même l’exploitation des rails bruxellois, par ses propres moyens ou en passant un contrat avec la SNCB. Quelle que soit la formule, c’est la seule option qui permettra de répondre à l’urgence tout en étant tenable financièrement », conclut Céline Delforge

+ -
Niveau 5

Un dossier suivi par

Céline Delforge

Céline Delforge

Députée bruxelloise
Résolument à gauche, je me bats :
- pour une société libérée des dogmes de la croissance et de la compétition
- pour la solidarité et la redistribution des richesses tant financières que naturelles
- pour une économie basée sur les besoins qu’il s’agisse de l’alimentation, des transports ou du logement et non basée sur les frustrations engendrées par l’omniprésence de la publicité, bras armé de la société de consommation.
En savoir plus
Haut de page

Chargement