Luxleaks

Les lanceurs d’alerte Luxleaks à nouveau condamné : la logique du deux poids deux mesures l’emporte !

Photo (C) Reporters

La justice luxembourgeoise vient de confirmer en appel la condamnation des deux lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphael Halet. La logique du deux poids, deux mesures l’emporte. Or, la démocratie ne peut pas s’épanouir dans l’opacité. Les institutions politiques ont besoin de lanceurs d’alerte.

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Par Zakia Khattabi, Patrick Dupriez
Publié le 15 mars 2017

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La justice luxembourgeoise vient de confirmer en appel la condamnation des deux lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphael Halet.

Sans le lanceur d’alerte Edward Snowden, nous n’aurions jamais eu connaissance du système de surveillance généralisé et indiscriminé de nos communications par les services secrets des États-Unis. Sans les lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphaël Halet, le scandale Luxleaks mettant à jour des milliers d’accord fiscaux avantageux entre le Luxembourg et des firmes multinationales afin d’éviter l’impôt n’aurait pas été connu. Eux et tant d’autres ont pris le risque de représailles, de bouleversements importants tant dans leur vie professionnelle que personnelle, pour préserver l’intérêt général.

Leur condamnation aujourd’hui par la justice luxembourgeoise renforce ce sentiment d’iniquité profonde et du deux poids deux mesures : alors que les lanceurs d’alerte servent l’intérêt général en dévoilant des informations mettant à jour l’évasion fiscale, le non-respect des libertés individuelles ou des scandales sanitaires d’envergure, les entreprises et les administrations coupables de ces faits restent impunis, contrairement à ceux qui dévoilent l’information. D’où la nécessité de leur garantir au plus une protection. Celle-ci ne devrait pas se limiter à certains secteurs mais bien être la plus large et complète possible.

La démocratie ne peut pas s’épanouir dans l’opacité. Les institutions politiques ont besoin de lanceurs d’alerte.

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Zakia Khattabi

Zakia Khattabi

Co-présidente d'ECOLO
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Patrick Dupriez

Patrick Dupriez

Co-président d'ECOLO
Ingénieur agronome de formation, j’ai très jeune rejoint les rangs d’Ecolo.
En juin 2009, j’ai été élu député régional. Je me suis d’emblée passionné pour les questions liées à l’agriculture, la nature, les travaux publics, l’enfance, la santé et les relations internationales. En mars 2012 j’ai été désigné à la présidence du Parlement Wallon. Depuis mars 2015 je suis co-président d’Ecolo avec Zakia Khattabi.
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